Passer de salarié à indépendant dans l’IT n’a jamais été aussi accessible.
Et pourtant, dans les faits, peu de personnes franchissent le pas pour se lancer comme consultant freelance.
Ce n’est pas un problème d’opportunités. Le marché est là. Les besoins sont réels. Les entreprises continuent de s’appuyer massivement sur des expertises externes en ayant notamment recours à des consultants dans le secteur informatique.
Le blocage se situe ailleurs.
Au moment de se lancer, les questions deviennent très concrètes. Et surtout, elles restent souvent sans réponse claire. Est-ce que je vais trouver des missions ? Est-ce que mon niveau de rémunération est cohérent ? Est-ce que je dois lancer une création d’entreprise ? Qu’est-ce que je perds en quittant le salariat ?
Ce flou ralentit et dans beaucoup de cas, il fait renoncer.
Avant de même de parler de choix de statut juridique, il y a tout une réflexion à avoir qui permet de clarifier les décisions structurantes qui vont réellement impacter votre trajectoire de travailleur indépendant.
Clarifier ce que vous vendez vraiment
Dire “je suis consultant IT” ou consultant informatique ne suffit pas.
Sur le marché, ce type de positionnement reste trop large pour être lisible. Ce que les entreprises achètent, ce ne sont pas des profils génériques, mais des expertises associées à des enjeux précis dans les systèmes d’information.
Un consultant qui se présente comme “chef de projet IT” sera moins différencié qu’un profil capable de dire qu’il intervient pour remettre sous contrôle des projets informatiques complexes, ou piloter des migrations cloud dans des contextes critiques.
On voit par exemple des consultants techniques spécialisés en big data, en cybersécurité ou en ERP se distinguer beaucoup plus clairement que des profils généralistes.
Avoir un positionnement fort est essentiel. Il change directement la perception de votre valeur et votre capacité à proposer des solutions concrètes.
D’après une étude Malt de 2024, les profils IT spécialisés (cloud, data, cybersécurité) affichent des TJM supérieurs de 15 à 30 % par rapport aux profils généralistes équivalents.
Autrement dit, plus votre positionnement est claire, plus votre proposition devient défendable.
Fixer un TJM cohérent (et assumé)
Définir son tarif est souvent un casse-tête quand on veut travailler comme consultant.
Beaucoup de consultants continuent à raisonner à partir de leur ancien salaire. Ils cherchent une équivalence mensuelle. Cela crée mécaniquement des erreurs d’évaluation.
En indépendant, le raisonnement doit changer. Il faut intégrer les périodes sans mission, les charges sociales, les cotisations sociales et la réalité du marché.
Prenons un exemple simple.
Un consultant IT qui facture 600 € par jour et travaille 180 jours dans l’année génère un chiffre d’affaires de 108 000 €. Une fois les charges, les frais de gestion et les périodes non facturées intégrés, le revenu net peut se situer autour de 3 500 à 4 000 € mensuels, selon le cadre choisi.
Ce type d’ordre de grandeur est confirmé par les études de l’INSEE et des plateformes freelances (Malt, Free-Work), qui situent le revenu médian des freelances entre 3000€ et 5000€ nets mensuels dans le domaine de l’ingénierie informatique ou des technologies de l’information, avec une expérience professionnelle solide.
Le sujet n’est donc pas de “bien gagner sa vie”, mais de construire un modèle cohérent.
Sous-évaluer son TJM fragilise immédiatement l’équilibre global. À l’inverse, un TJM trop élevé, sans justification claire, peut ralentir l’accès aux premières missions et compliquer la relation avec l’entreprise cliente.
Choisir son niveau de sécurité
Le choix du statut arrive souvent trop tôt dans la réflexion. On commence à comparer des options (micro entreprise, SASU, EURL, statut d’auto entrepreneur) sans avoir au préalable clarifié ce que l’on cherche réellement à sécuriser.
En réalité, le sujet central est le niveau de protection que vous souhaitez conserver en quittant le salariat. Cela concerne la couverture santé, la retraite, la prévoyance, mais aussi la capacité à maintenir une certaine stabilité de revenus dans votre activité de consultant.
Selon l’URSSAF, près de 40 % des indépendants déclarent une forte variabilité de revenus d’une année sur l’autre. Ce point est rarement anticipé au moment du passage à l’indépendance.
Le portage salarial, via une société de portage salarial, est une solution idéale lorsque l’on souhaite réguler ces variations avec un revenu lissé.
Il permet de conserver un statut de salarié rattaché au régime général, avec un bulletin de salaire, une protection sociale complète et une continuité de droits, tout en développant une activité autonome de consultant porté.
Cette solution offre une réponse pragmatique pour ceux qui veulent avancer sans prendre tous les risques d’un coup.
Décider ce que vous voulez réellement gérer
L’indépendance va bien au-delà de la simple réalisation de missions.
Elle implique aussi toute une série de tâches périphériques, souvent sous-estimées. La prospection, la communication mais aussi la contractualisation, la facturation, les relances, la gestion administrative ou encore les obligations comptables font partie du quotidien d’un consultant indépendant.
D’après une étude de Shine, les indépendants consacrent en moyenne 20 % de leur temps à des tâches non facturables.
Sur une base de 200 jours travaillés, cela représente environ 40 jours par an, soit l’équivalent de deux mois d’activité.
Ce chiffre change la perspective.
Certains consultants acceptent cette réalité et souhaitent garder le contrôle sur l’ensemble. D’autres préfèrent se concentrer exclusivement sur leur expertise et déléguer le reste à une entreprise de portage salarial.
Le portage salarial s’inscrit en effet dans cette logique. Il permet de réduire significativement cette charge administrative, sans renoncer à l’autonomie commerciale.
Ne pas rester seul au moment de se lancer
Au démarrage, tout repose sur vous. Vos choix, votre positionnement, votre capacité à structurer votre activité de conseil informatique.
C’est aussi la période où les doutes sont les plus nombreux.
Est-ce que mon offre est lisible ? Est-ce que mon TJM tient la route ? Est-ce que cette mission est intéressante ou risquée ? Est-ce que je fais les bons arbitrages ?
Avancer seul est possible. Mais cela rallonge souvent les cycles de décision et augmente les erreurs évitables.
Dans ce contexte, être accompagné ne relève pas du confort, mais de l’efficacité. Et le portage salarial peut répondre à ce besoin.
Il ne s’agit pas d’avoir un accompagnement théorique, mais des échanges concrets, ancrés dans la réalité des prestations de services et du consulting. Des retours sur votre positionnement, des points de repère sur les pratiques, une capacité à challenger vos choix.
C’est précisément là que se situe la différence entre une agence de portage salarial standardisé et un acteur à taille humaine spécialisé dans l’accompagnement des consultants qualifiés.
Chez Alticéo, l’enjeu n’est pas seulement de gérer un cadre administratif. L’accompagnement repose sur la proximité, la disponibilité et une véritable compréhension des besoins individuels.
Ce qu’il faut retenir
Se lancer comme consultant indépendant dans l’IT ne se résume pas à choisir un statut.
C’est une série de décisions structurantes qui conditionnent la suite. La clarté de votre positionnement, la cohérence de votre modèle économique, le niveau de sécurité que vous souhaitez conserver, votre rapport à l’administratif et votre capacité à vous entourer jouent un rôle bien plus déterminant dans votre carrière de consultant.
Le portage salarial intervient comme un levier parmi d’autres. Il permet de tester l’indépendance dans un cadre sécurisé, sans devoir tout construire immédiatement.
Pour beaucoup de consultants issus des métiers de l’informatique, c’est ce qui rend le passage à l’acte possible parce qu’il représente pour eux la solution la plus réaliste pour devenir freelance en toute sérénité.
Vous souhaitez en savoir plus sur le portage salarial ? L’équipe d’Alticéo est à votre écoute. Prenez rendez-vous dès maintenant.


